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Mais où est le chaos ici ? 07/02/2013


Les Visiteurs de ce blog doivent penser « day of doom....jour de chaos.....mais où est le chaos ici ? »
Alors bien sur, effectivement selon les normes, les vôtres, à propos du chaos, mon blog et les articles doivent paraître bien ordonné, jolis et aimables.Mais le chaos lui est pourtant bien là :
 
- Je dénonce et suis contre l'alcool et les drogues => J'apporte le chaos.
- Je parle de la futilité de la consommation de masse actuelle => J'apporte le chaos.
- Je parle de non-violence et de paix => J'apporte le chaos.
- Je parle d'athéisme, de ne pas suivre aveuglément les religions ainsi que les fanatiques => J'apporte le chaos.
- Je parle de se comporter en adulte responsable et digne et fais appel au sérieux => J'apporte le chaos.
- Je parle de citation franc-maçonne et incite à la réflexion => J'apporte le chaos.
- Je fais des articles contre les dissections de souris dans les établissements scolaires => J'apporte le chaos.

Je l'apporte dans les têtes à ceux qui lisent les articles et dont le contenu les interpelle. Dans le sens où la société devient complaisante envers les substances illicites, Où la propagande la plus niaise et sournoise est ce que les imbéciles veulent entendre, quand l'intellectualisme est clairement mis au piloris par des ignares, dans ce monde violent où pour "stopper" la violence certains en appellent a plus de violences...
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

Tags : chaos - J'apporte le chaos - dayofdoom - day of doom

Le châtiment de Tartufe - Arthur RIMBAUD (1854-1891) Hommage 20/10/2015

Il y a 161 ans, Arthur Rimbaud naissait un 20 octobre
Tisonnant, tisonnant son coeur amoureux sous
Sa chaste robe noire, heureux, la main gantée,
Un jour qu'il s'en allait, effroyablement doux,
Jaune, bavant la foi de sa bouche édentée,

Un jour qu'il s'en allait, " Oremus ", - un Méchant
Le prit rudement par son oreille benoîte
Et lui jeta des mots affreux, en arrachant
Sa chaste robe noire autour de sa peau moite !

Châtiment !... Ses habits étaient déboutonnés,
Et le long chapelet des péchés pardonnés
S'égrenant dans son coeur, Saint Tartufe était pâle !...

Donc, il se confessait, priait, avec un râle !
L'homme se contenta d'emporter ses rabats...
- Peuh ! Tartufe était nu du haut jusques en bas !
Arthur RIMBAUD

Analyse :
"Commentaire rédigé
Ce poème est le 7ème poème du premier cahier de Douai, il a la forme d'un sonnet, deux quatrains suivis de deux tercets en alexandrins comme les poèmes du second cahier. Il a été écrit probablement lors de son séjour en septembre 1870 à Douai chez les demoiselles Gimbre tantes de son professeur de classe de Rhétorique Izambard. Forme contraignante, le sonnet oppose généralement les tercets aux quatrains. Les deux tercets ne sont pas ici précédés d'un tiret, signe servant à séparer les parties d'une énumération mais un tiret précède une dernière marque de mépris, de dédain au dernier vers "-peuh !", ponctué d'un des multiples points d'exclamation.
Un c½ur sous la soutane 
Le poème Tartufe écrit ici avec un seul f reprend l'anticléricalisme commencé par Rimbaud dans "un c½ur sous la soutane". Cette sale éducation d'enfance qu'il a reçue, voulue par sa mère qui veut l'élever dans un catholicisme strict, et lui fait lire chaque soir la bible, le 'livre du devoir". Dans "un c½ur sous la soutane", Rimbaud nous présente les confidence d'un séminariste Mr Léonard amoureux d'une jeune fille Thimothina Labinette dont il ne pouvait un an après se séparer des chaussettes qu'elle lui avait offert. Les souvenirs de séminariste lui rappellent ses cours de rhétorique, l'art de persuader, avec son professeur Izambard, cours qui étaient communs aux élèves laïcs en blouse et aux élèves en soutane. Il nous dit ici dans ce poème l' aversion, le mépris, le dédain, pour le représentant de l'église qu'il ressentait déjà pour ces élèves en soutane, hypocrites, dénonciateurs auprès du supérieur, moqueurs décrit dans "un c½ur sous la soutane". 
Une religion refoulement
Si le catholicisme mérite tant pour Rimbaud d'être ainsi "châtié", c'est parce que la religion qui contribue à renforcer un ordre social injuste est aussi coupable du refoulement du corps et de la sexualité. La religion ment, elle opprime les pauvres qui "bavent une foi mendiante et stupide" en guise de prière. La religion si elle leur apporte un peu de réconfort ne les soulage en rien de leurs difficultés, mais leur apporte un sentiment de culpabilité, de refoulement de leur corps et de leur sexualité. Notre clerc qui tisonne pour rallumer son c½ur généreux est pris à son propre piège de la chasteté. L'église est un obstacle aux expériences sexuelles et va à l'encontre des appétits naturels. Rimbaud se venge du sup** d'un c½ur sous la soutane qui l'avait convoqué et "craché" sur sa poésie" en chuchotant des "orémus". Il inverse les rôles, en violentant le représentant de la religion, en le ridiculisant en le mettant nu. Cette violence peut paraître bien facile mais elle n'est pas gratuite car notre poète range le catholicisme à coté de la bourgeoisie à bedaine soucieuse de l'ordre social établi responsable des asservissements, freinant les instincts naturels, les élans vitaux. On se souvient du reproche des "jambes trop écartées" d'un c½ur sous la soutane. A travers la religion, Rimbaud se révolte contre une société déchue, étouffante dont la religion est un des piliers.
Une inspiration hugolienne 
Pour tout lecteur habitué au ton méprisant de Rimbaud, si notre poète traite ici à sa façon son aversion pour lesreprésentants de l'église qu'un méchant tire par l'oreille et dénude, il joue sur l'ambiguïté. Châtiment rappelle trop Hugo et ses démêlés avec Napoléon III pour que chacun puisse admettre que le tartufe n'est autre que Napoléon III. Pour rendre l'analogie encore plus vraie, il reprendra dans son dernier vers le texte du Tartuffe de Molière dont il retirera un f. Rimbaud craint que l'humanité et donc lui même ne fasse les frais de tous ces "châtiments" qui ravagent le monde et il n'a pas envie de finir au "gibet noir" du "bal des pendus".
Conclusion
Rimbaud avait écrit "je serai parnassien", mais par son inspiration, ses thèmes, il se situe aux antipodes du Parnasse car sa poésie est directement et politiquement engagée. Dans le châtiment de Tartufe, c'est un Rimbaud ricanant qui s'attaque à l'un des piliers de l'ordre social, la religion qui constitue un frein aux énergies. Notre apprenti poète de dix-sept ans, encore bien sage, nous apparaît plus comme un enfant frustré qu'il renvoie sur la religion en frustrant son représentant de ses signes extérieurs."


Source :http://rimbaudexplique.free.fr/poemes/chatiment.html
Vous voulez "diriger" tout autour de vous, commander, être le berger..Mais comment faire ? Ma foi, parlez au nom de dieu, soyez sans pitié, imposer la loi divine (la votre quoi, à votre sauce...) Légitimité garantie...? ;)
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 

Tags : Rimbaud - Ardennes - Age d’or - Poèmes... - hommage - poète dont Paul Claudel écrivait qu'il fut un mystique à l'état sauvage - Le châtiment de Tartufe - le Prêtre Impie

« Oh Lord My God ! » ou la question de Dieu en Grande Loge de France. 12/12/2014

En voilà bien une question clivante en Franc-Maçonnerie, à la Grande Loge de France – comme dans nombre d'obédiences maçonniques : celle de la religion ou, plus précisément celle de Dieu.

Depuis les Constitutions d'Anderson de 1723, les discussions politiques ou religieuses sont interdites en loge.

C'est l'un des règles de base de toutes les obédiences régulières au monde.

La Franc-Maçonnerie s'est en effet créée après 200 ans de guerres de religions (guerres où politique et religion étaient savamment mêlées) pour que des hommes qui s'étaient combattus à mort puissent vivre ensemble, se parler et – même, pourquoi pas – s'aimer.

Il faut ajouter un élément supplémentaire : en pays protestant (essentiellement le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amérique) les églises nationales, comme les grandes loges maçonniques ont été considérées comme des institutions de liberté et d'émancipation.

Au contraire, dans les pays latins, dès les 1ères excommunications de l'église catholique (la bulle In eminenti apostolatus specula de Clément XII publiée le 28 avril 1738 étant la première d'une longue série et l'on peut citer également l'encyclique Humanum Genus de Léon XIII du 20 avril 1884, ainsi que la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 26 novembre 1983 qui rappelle de manière solennelle l'incompatibilité d'appartenance à l'église catholique et à la franc-maçonnerie) est né un conflit qui va durer jusqu'à nos jours entre une grande partie de la Franc-Maçonnerie française et l'église catholique apostolique et romaine.

D'une lutte acharnée du 19ème siècle jusqu'au milieu du 20ème - alliant l'anticléricalisme le plus militant des maçons à l'antimaçonnisme le plus virulent des catholiques – jusqu'à nos jours où la lutte se fait à fleurets mouchetés, il y a eu tout de même une nette évolution.

Mais j'allais dire, il y a une sorte de parallélisme des formes : c'est une discussion entre « catholiques » et « athées » issus de catholique qui exclut de fait tous les autres : protestants, juifs, bouddhistes, indouiste, musulmans etc...

Dans les faits, en France, aujourd'hui, lorsqu'un franc-maçon vous dit qu'il est « adogmatique », qu'il est « pour la liberté de conscience » et qu'il met en avant « l'homme » et « la raison », il vous dit qu'il « n'est pas croyant », c'est-à-dire qu'il n'est pas membre de l'église catholique et qu'il ne croit pas en ses « dogmes » ou en ses règles.

Comme si le dogme ne se situait exclusivement que dans la religion !

Le combat a été tellement dur, violent, entre l'église catholique qui a longtemps soutenu les régimes les plus réactionnaires français et les francs-maçons qui ont été les soutiens indéfectibles de la République, qu'il en reste quelque chose aujourd'hui : la République est bien sécularisée, laïcisée, la religion étant reléguée dans « la sphère privée » un peu comme quelque chose de honteux.

Et il reste un fort substrat de ce combat dans le paysage maçonnique.

Pourtant des obédiences maçonniques et des rites maçonniques revendiquent de plus en plus clairement une dimension spirituelle, pour ne pas dire religieuse.

Combien de fois ai-je entendu dire « à la Grande Loge de France on ne croit pas en dieu, comme à la GLNF » ou encore « Nous ne sommes pas comme les réguliers de la GLNF, sous la coupe de l'église Catholique romaine ». En tout cas c'est toujours la GLNF qui en prend pour son grade !

Comme si à la Grande Loge de France il était interdit de croire en Dieu ! Comme si il n'y avait pas un nombre de frères croissant qui ont – par ailleurs – un engagement religieux ou spirituel.

Et surtout, ce qui peut prêter à sourire, c'est de mettre sur le même plan « régularité » et « église catholique » lorsqu'on sait que 99% des francs-maçons « réguliers et reconnus » du monde (au sens de la GLUA) sont de parfaits.... protestants, et donc, à ce titre, moins inféodés que quiconque à l'église de Rome !

Pour autant la Franc-Maçonnerie est-elle une religion ? Ou même un mouvement à caractère religieux ?

Mais certainement pas !

Jonathan Spence, Député Grand Maître (c'est-à-dire N°2) de la Grande Loge Unie d'Angleterre, dans son discours du 14 septembre 2011 cité par Roger Dachez dans son article « Régularité et reconnaissance : réflexions historiques sur une équivoque maçonnique » le dit clairement :

« Lorsque nous parlons de notre Pure et Ancienne Maçonnerie, nous devons être absolument clairs sur le fait que nous appartenons à une organisation laïque [secular], c'est-à-dire une organisation non-religieuse [...] La Franc-Maçonnerie, comme nous le savons tous, n'est ni un substitut de religion ni une alternative à la religion. Elle ne s'occupe certainement pas de spiritualité et ne possède aucun sacrement ; [...] L'Ordre cherche à encourager les hommes à être loyaux envers leur pays, à respecter la loi, à s'efforcer au meilleur comportement, à prendre en considération ses relations avec les autres et à se rendre toujours plus utiles à leurs frères en humanité, en d'autres termes, à poursuivre une vie morale ».

La position de Jonathan Spence, membre de la GLUA en 2011 correspond exactement à ce que note le rédacteur du procès-verbal du Convent de Lausanne de 1875, Convent qui a définit les principes et les règles du Rite Ecossais Ancien et Accepté, qui régissent aujourd'hui encore tant la Grande Loge de France (qui administre les grades symboliques du REAA) que le Suprême Conseil de France (qui administre les grades supérieurs au 3ème degré du REAA).

Voici ce que disent les minutes du Convent de Lausanne de 1875 :

« Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit « Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience » ; la franc-maçonnerie n'est pas une religion, elle n'a pas de culte ; aussi elle veut l'instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : aime ton prochain ».
Source : « Le Grand Architecte de l'Univers et le Convent de Lausanne », mémoires de la Grande Loge. mémoire 1 – 2011, p.58.

Rappelons-nous le Manifeste élaboré lors de ce Convent de Lausanne de 1875 :

« La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a proclamé dès son origine, l'existence d'un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l'Univers.

Elle n'impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c'est pour garantir à tous cette liberté qu'elle exige de tous la tolérance.

La Franc-Maçonnerie est donc ouverte aux hommes de toute nationalité, de toute race, de toute croyance.

Elle interdit dans les ateliers toute discussion politique et religieuse; elle accueille tout profane, quelles que soient ses opinions en politique et en religion, dont elle n'a pas à se préoccuper, pourvu qu'il soit libre et de bonnes m½urs.

La Franc-Maçonnerie a pour but de lutter contre l'ignorance sous toutes ses formes ; c'est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi : obéir aux lois de son pays, vivre selon l'honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l'humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique.

Voilà ce que la Franc-Maçonnerie adopte et veut faire adopter à ceux qui ont le désir d'appartenir à la famille maçonnique ».

Ce manifeste est toujours en vigueur aujourd'hui.

Les principes ci-dessus énoncés sont rappelés explicitement lors de la cérémonie d'initiation d'un franc-maçon à la Grande Loge de France (rituel du 1er degré symbolique du REAA, page 40).

C'est pourquoi il convient, en toute logique, de les insérer dans la Constitution pour la rendre – enfin – conforme à la pratique séculaire de l'obédience.

La Franc-Maçonnerie n'est donc clairement pas une religion.

Pourtant, la Franc-Maçonnerie régulière et universelle travaille à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, être suprême et Principe créateur.

Voici quelques textes qui évoquent ce sujet :


° Les Basics principles de 1929 de la Grande Loge Unie d'Angleterre toujours en vigueur énoncent « que la croyance en le Grand Architecte de l'Univers et en Sa volonté révélée soient une condition essentielle de l'admission des membres ».

° Dans les Règles communes de reconnaissance des autres obédiences maçonniques affirmées en août 1938 par les trois Grandes Loges, d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande (règles acceptées par la Grande Loge Unie d'Angleterre le 7 septembre 1949) il est écrit :
« La première condition pour être admis, et être membre, de l'Ordre, est la croyance en un Être suprême. Ceci est essentiel et n'admet aucun compromis ».

° Dans la proposition faite en 1989 par le Board of General Purposed de la Grande Loge Unie d'Angleterre, non confirmée par la Grande Loge Unie elle-même, il est écrit:
« Les Francs-Maçons placés sous sa juridiction doivent croire en un Être suprême ».

Jean Verdun, alors Grand-Maître de la Grande Loge de France, en 1985 disait quant à lui : « Recevoir la Lumière à la Grande Loge de France, quelle que soit la Loge qui vous donne cette Lumière, c'est entrer dans une école de la transcendance ou, pour ceux que rebuterait ce terme de métaphysique, une école du dépassement de soi-même. La structure et l'orientation de la Grande Loge, modèle symbolique d'un Ordre maçonnique universel, doivent le faciliter aux loges ».

Le texte du Convent de Lausanne prônant « l'existence d'un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l'Univers » dit fondamentalement la même chose.

De même, la Confédération Maçonnique de France – qui regroupe la Grande Loge de France, la Grande Loge de l'Alliance Maçonnique Française et la Grande Loge Indépendante de France - a exprimé, dans sa constitution sa règle et ses principes.


Cette règle tient en 7 points :

• L'invocation du Grand Architecte de l'Univers,
• La présence en Loge des Trois Grandes Lumières: le Volume de la Loi Sacrée exposé et ouvert avec l'Équerre et le Compas,
• La souveraineté exclusive sur les grades symboliques,
• L'indépendance vis-à-vis de toute structure maçonnique de hauts grades,
• La non-mixité dans les travaux rituels,
• L'interdiction de discussions politiques ou religieuses,
• Le caractère progressif et spirituel de la démarche maçonnique.

Cette règle est évidemment compatible avec la règle de la Franc-Maçonnerie Universelle.

Et la réponse, encore valable aujourd'hui et demain, était déjà donnée en 1985 par Henri Tort-Nouguès : « Il est beaucoup insisté dans nos loges sur la nécessité du rejet de tout dogme, de toute révélation. Cette exigence est parfaitement saine en soi et doit être en effet une des pierres d'angle de la philosophie de l'initié. Malheureusement elle a été trop souvent entendue comme impliquant seulement les dogmes religieux et plus spécialement judéo-chrétiens.

Je pense qu'il s'agit là d'une relique, d'un fossile de la paléontologie maçonnique. La liberté intérieure est elle aussi un refus, celui d'accepter n'importe quelle vérité révélée par d'autres hommes qui s'attribueront ensuite, eux-mêmes ou leurs disciples, le droit d'en vouloir tirer des règles impératives voire légales de conduites, d'organisations sociales, économiques, politiques susceptibles d'être imposées à leurs semblables. J'en dirais d'ailleurs autant pour toute théorie philosophique ou scientifique ».


Au-delà des mots (Dieu, Grand Architecte, Etre Suprême...) les réalités décrites ne sont-elles pas les mêmes ? Simplement explicitées différemment en terres catholiques ou en terres protestantes.


Roger Dachez raconte souvent, lors de ses conférences publiques, une histoire vraie qu'il a entendu d'un vénérable maître d'une loge (pratiquant le rite anglais de style Emulation) de la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Ce Vénérable Maître, accompagné de ses deux surveillants, interroge un profane.

Ils lui posent les questions usuelles qui, habituellement ne posent pas de problème : Quel âge avez-vous ? Quel métier faites-vous ? Etes-vous marié ? Pratiquez-vous un sport ? Etes-vous plutôt Beatles ou plutôt Rolling Stones ? (ça c'est moi qui rajoute !), Croyez-vous en Dieu ?

Pendant 20 ans, à la question « croyez-vous en Dieu ? », tous les postulants ont spontanément et instantanément répondu : « oui ».

Ce jour-là, à la stupeur du Vénérable Maître, le postulant hésita et dit :

« Excuse me sir, but it depends on what you mean by God? » soit : « Excusez-moi Monsieur, mais cela dépend ce que vous entendez par Dieu ? ».

Et, évidemment pour un protestant, le Vénérable Maître anglais lui répondit : « No sir, it depends on what YOU mean by God? », soit : « Non monsieur, cela dépend de ce que VOUS entendez par Dieu ».

Alors, lui répondit le postulant, « je crois en Dieu ».

Ce n'est pas le Vénérable Maître et encore moins l'obédience – fut-elle la Grande Loge Unie d'Angleterre ! – qui va dire au frère ce qu'il entend par Dieu. Nous sommes en pays protestant.

Ce qu'il lui demande en fait c'est de savoir si il croit en quelque chose qui le dépasse, qui est plus grand que lui et que peut-être il ne peut même ni définir ni connaître de par sa nature humaine.

C'est cela que les anglais nomment « Dieu ».

La conception de Dieu est évidemment individuelle et particulière et sa relation avec Dieu est personnelle pour un protestant.

La Franc-Maçon anglais ou américain peut croire que le « Grand Architecte de l'Univers » ou « l'être Suprême » est Dieu – au sens d'une église chrétienne - le Big Bang, Shiva, Bouddha, Vishnou, le hasard ou autre chose. Cela ne regarde que lui et sa conscience. Ca ne regarde pas le Vénérable Maître ni sa loge ni l'obédience.


Mais là encore, la Grande Loge de France – paradoxalement pour ceux qui regardent ça de loin ou qui prennent les mots pour des idées, a exactement - et depuis toujours ! - la même position.

« La franc-maçonnerie écossaise, les francs-maçons de la Grande Loge de France, s'ils affirment et postulent l'existence d'un Principe créateur ou d'un Être, se refusent à définir, à déterminer son contenu, son essence, sa « quiddité », pour employer le langage de la scolastique.

La Grande Loge de France laisse le soin et la liberté de l'interpréter à la conscience de chaque maçon selon sa propre complexion, selon sa foi ou sa philosophie propre », écrivait avec justesse Henri Tort-Nouguès, passé Grand-Maître de la GLDF, dans un article de 1984 intitulé « Règles et principes de la Franc-Maçonnerie traditionnelle ».


Et Henri Tort-Nougues, poursuivait avec malice :

« Ici, on pourrait se souvenir de cette boutade de Raymond Ruyer, qui, dans une remarque pleine de sens, nous dit que la discussion entre l'athée et le théiste consiste, le plus souvent à se demander s'il faut continuer d'appeler Dieu «Dieu» ou lui donner un autre nom.

Et un ancien Grand Maître de la Grande Loge de France, notre Frère Antonio Coen, pouvait légitimement se demander « N'y a-t-il pas plusieurs manières d'être dogmatique? Affirmer l'existence de l'indémontrable ou nier cette existence ? N'en est-il pas de Dieu comme de tout idéal ? Qui prétend le nier l'affirme et qui prétend le concevoir l'a déjà perdu ». »


Alors il n'en sera peut-être jamais fini de la question de Dieu et de ses interprétations multiples...

Il convient simplement d'en avoir une vision mesurée et comparatiste. Les mots n'ont pas le même sens en terre catholique (même laïcisée) et en terre protestante.

Et l'on voit bien, lorsqu'on veut vraiment regarder la réalité des choses, que les concepts définis par les diverses grandes loges de la Franc-Maçonnerie régulière et de tradition (que ces grandes loges soient reconnues ou non par la Grande Loge Unie d'Angleterre, ce qui est un tout autre débat), sont quasiment identiques pour ne pas dire entièrement semblables.

Les mots peuvent différer et avoir une résonnance différente selon les pays : « Grand Architecte », « Principe Créateur », « Etre Suprême », « Dieu ».

En France, compte-tenu de notre histoire conflictuelle entre église catholique et franc-maçonnerie, il est encore trop difficile pour beaucoup de francs-maçons de la GLDF de dire qu'ils travaillent « à la gloire de Dieu ».

Ils préfèrent dire qu'ils travaillent « à la Gloire du GADLU ».

Pour un anglais ces deux expressions sont synonymes puisque chacun interprète le concept de « Dieu » comme il l'entend. Comme chaque frère de la GLDF interprète le « Grand Architecte de l'Univers » comme il l'entend.

Il faut juste dire aux uns et aux autres, des deux côtés du channel comme des deux côtés de l'Atlantique, que si les mots et les histoires diffèrent, la signification est identique. Reconnaissance ou pas, ce qui est très différent et secondaire.

Rappelons-nous que, selon le Guide des Maçons Ecossais de 1804 (qui est l'un des rituels princeps du Rite Ecossais Ancien et Accepté), le Vénérable Maître utilisait la formule suivante pour ouvrir les travaux de la loge :

« Au nom de Dieu et de Saint-Jean d'Écosse, la L.·. d'apprenti est ouverte. Il n'est plus permis à aucun frère de parler, ni de passer d'une colonne à l'autre sans en avoir obtenu la permission; de s'entretenir de questions politiques ou de controverse, sous les peines que commandent les statuts généraux de l'ordre ».

Et que, naturellement, les travaux du Convent de Lausanne de 1875, dont nous avons parlé plus haut et qui constitue le socle du REAA pour la Grande Loge de France, conclut ses travaux par la formule – traditionnelle - suivante :

« Au nom de Dieu, de Saint-Jean et des Suprêmes Conseils Confédérés, je ferme les travaux du Convent de Lausanne ».

Tout est dit. Et bien dit.

Jean-Laurent Turbet

Source : http://www.jlturbet.net/2014/12/oh-lord-my-god-ou-la-question-de-dieu-en-grande-loge-de-france.html

Tags : Grande Loge de France - dieu - religion - « Oh Lord My God ! » ou la question de Dieu en Grande Loge de France - franc-maçonnerie

A méditer : Lyon : Le Grand Orient de France infiltré par des islamistes radicaux? 14/10/2015

C'est la question que pose la Tribune de Lyon dans un article très documenté paru dans le numéro de semaine dernière.

Entre paranoïa et réalité il convient tout de même de prendre quelques précautions élementaires, quelles que soient les obédiences, dans le recrutement de certains candidats qui frappent à la porte de nos temples.

L'exemple de l'article ci-dessous est tiré de témoignages de frères du Grand Orient de France qui ont tenu à tirer le signal d'alarme, à s'exprimer publiquement haut et fort pour que leur message soit connu et diffusé. Rien ne prouve - ni n'infirme - que des démarches du même type venant d'islamistes radicaux ne soient pas en cours dans d'autres obédiences.

La prudence reste donc de mise dans toutes les obédiences maçonniques françaises.

Evidemment les frères de confession musulmanes sont les bienvenus si - comme tous les autres frères, ni plus, ni moins, ils respectent les lois de la République.

A lire ci-dessous.

Jean-Laurent Turbet
Lyon : Le Grand Orient de France infiltré par des islamistes radicaux?
L'article de la Tribune de Lyon :
 
Depuis deux ans, la franc-maçonnerie lyonnaise et notamment l'obédience du Grand Orient subit des tentatives d'entrisme inquiétantes. Après l'extrême-droite, qui a toujours essayé de pénétrer les loges maçonniques, le Grand Orient assure être aujourd'hui confronté à de possibles intrusions islamistes. Réelle menace ou paranoïa ?
 
« Nous avons décidé de communiquer, parce que quand il y aura eu un massacre à la Kalachnikov dans une loge, ce sera trop tard pour dire que nous étions au courant ». D'ordinaire très secrète, à l'image de la franc-maçonnerie dans son ensemble, l'obédience lyonnaise du Grand Orient a décidé de faire la lumière sur un phénomène inédit qui menacerait directement sa sécurité. Depuis deux ans, plusieurs tentatives d'infiltration, selon elle, « d'islamistes radicaux ou en voie de radicalisation », ont été détectées. Une menace prise très au sérieux par les hautes sphères lyonnaises et parisiennes de cette obédience – Daniel Keller, le grand maître du Grand Orient à Paris, a été mis au courant –, qui as- surent recevoir « des demandes de plus en plus inquiétantes » pour rejoindre leur obédience.
 
Lettres de motivations similaires. Le premier contact avec ces « individus suspects » débute pratiquement toujours de la même façon. « Étant profane et non-coopté, je me tourne vers votre obédience » : voici les premiers mots qui introduisent certaines lettres de motivation envoyées dans les boîtes mail des loges lyonnaises du Grand Orient, comme celle des Chevaliers du temple. « Nous avons reçu cinq mails étrangement similaires en 2014 et encore un il y a quelques jours. On a rapidement compris que ce n'était pas un hasard. Tout est organisé », confie un représentant de cette obédience maçonnique qui compte environ un millier de « frères et s½urs » à Lyon. « La façon d'écrire et la syntaxe sont étrangement les mêmes. Cela nous a fait tiquer », ajoute un autre membre éminent d'une loge de la rue Garibaldi. Des modèles de lettres qui se ressemblent sur la forme, mais aussi dans le fond. « Il y a toujours un refrain où ils flattent la franc-maçonnerie, les valeurs de la République et de tolérance qu'elle incarne. Il y en a un aussi pour rassurer sur leur appartenance religieuse », ajoute ce même franc- maçon lyonnais. C'est le cas par exemple de ce jeune Lyonnais de 19 ans qui a envoyé sa demande l'année dernière. Une lettre de motivation reçue par mail le 26 janvier 2014 et que nous nous sommes procurée : « Je suis musulman et donc croyant en un dieu. Mais ma religion et ma croyance n'interfèrent pas dans mes devoirs de citoyen de la République française laïque et dans ma réflexion sur notre société », précise dans sa missive ce jeune homme originaire de Vaise qui correspond au profil des individus suspectés. À savoir des hommes âgés pour la plupart de moins de 30 ans.
 
D'étranges coïncidences qui ont poussé les responsables du Grand Orient à prendre des mesures radicales. Désormais, en cas de réception de ce type de courrier, le Grand Orient demande des détails très précis sur l'identité et les motivations de ces postulants. « Ce sont des jeunes, donc on leur demande quelles sont les personnes qui les ont conseillé de se tourner vers la franc-maçonnerie. Bien souvent, ils nous donnent un prénom, en disant qu'il s'agit d'un enseignant qu'ils ont eu en cours. Sauf que dès qu'on en demande plus, à savoir l'identité et l'adresse précise dudit enseignant, c'est tout de suite silence radio », confie un « frère » qui a l'habitude de traiter les différentes candidatures.
 
Des armes sur Facebook. Ce dernier, qui a récemment été confronté au cas d'un jeune assurant « qu'il avait étudié la franc-maçonnerie pendant trois ans, alors qu'il n'est âgé que de 19 ans », a aujourd'hui décidé de mettre directement à la corbeille, sans même les lire, ces « mails inquiétants ».
Mais parfois, les interrogatoires poussés ne suffisent pas. Certains, plus habiles ou mieux préparés, parviennent en effet à passer entre les mailles du filet. Une fois l'étape de la lettre de motivation validée, le candidat doit encore passer, comme le veut la tradition maçon- nique, un premier entretien, puis répondre aux interrogations de trois « enquêteurs », avant d'être une nouvelle fois questionné. Cette fois-ci les yeux bandés. C'est justement cette fameuse Épreuve du bandeau qu'un jeune Lyonnais suspecté de radicalisation a failli réussir. « C'était moins une », précise un franc-maçon lyonnais, de plus en plus inquiet pour la sécurité de sa loge. Du coup, face à l'habileté de certains candidats, le Grand Orient s'est pratiquement transformé en commissariat de police. En plus des filtres habituels qui permettent de mettre en place une sélection à l'entrée, ces der- niers ont décidé de mener un véri- table travail d'investigation en pas- sant au peigne fin les comptes Facebook et Twitter des individus soupçonnés. « Ce qu'on trouve sur les réseaux sociaux ne fait que confirmer nos craintes. Certains postent des commentaires prêchant un islam radical, ça ne fait nul doute. D'autres sont même amis sur Facebook avec des individus s'affi- chant avec des armes. Dans ce cas, on arrête tout de suite nos re- cherches », assure un franc-maçon.
 
“Pas une démarche concertée” selon la police. Mais ces individus à qui on colle l'étiquette de djihadistes représentent-ils vraiment une menace ou les loges sont- elles paranos? Pour un policier lyonnais du renseignement spécialisé dans la radicalisation islamiste, il ne s'agirait pas d'une « démarche d'infiltration islamiste concertée ». En revanche, cette même source policière, qui assure que ces individus ne sont pas connus des services de police, ne veut pas minimiser les risques. « Je ne pense pas que ces individus qui postulent au Grand Orient se connaissent entre eux. Après, il est certain que les francs-maçons sont une cible directe de potentiels terroristes », explique ce policier. Plus de peur que de mal donc pour les francs-maçons lyonnais ? Pas certain. Si d'après la police ces premiers contacts ne pourraient être pour le moment que de fausses alertes, les services de renseigne- ment lyonnais, qui suivent plusieurs centaines de personnes susceptibles de commettre des attentats dans le Rhône, sont persuadés que des individus potentiellement dangereux sont déjà parvenus à rejoindre les rangs de la franc-maçonnerie, à Lyon comme dans l'ensemble du pays. À l'image de ce qui se passerait actuellement et depuis plus longtemps dans les universités, où des islamistes radicaux seraient parvenus à se fondre dans la masse étudiante des campus de la métropole lyonnaise.
 

“Quand on veut déstabiliser une société,
on s'attaque à ses symboles”
 
Guy Penven (photo), l'ancien représentant régional du conseil de l'ordre au Grand Orient de France, confirme ces étranges tentatives d'entrisme. À l'écouter, l'objectif de ces individus soupçonnés de radicalisation est de noyauter le c½ur de la société française. Et cela passe par la franc-maçonnerie...
Pourquoi selon vous, de possibles islamistes radicaux tenteraient d'infiltrer la franc-maçonnerie lyonnaise ?
GUY PENVEN : Je crois que quand on veut déstabiliser une société en son c½ur, on s'attaque à ses symboles. Et la franc-maçonnerie fait partie des symboles de la France. Au même titre que la liberté d'ex- pression et de la liberté de la presse qui a été directement visée lors des attentats de Charlie Hebdo en janvier. Attentats durant lequel l'économiste Bernard Maris et le journaliste Michel Renaud, qui étaient francs-maçons, ont été tués. Nous sommes donc aujourd'hui très attentifs à cet islamisme radical qui a envie de venir voir ce qui se passe à l'intérieur de nos loges. Leur but, à mon avis, est de noyauter le c½ur de la société française.


Pourtant les services policiers que nous avons interrogés considèrent que si la franc-maçonnerie est une cible potentielle des terroristes, les contacts que vous avez eu avec ces individus ne résulteraient pas d'une « démarche d'infiltration islamiste concertée » pour le moment... Tant mieux, c'est une bonne nouvelle et c'est plutôt rassurant pour nous ! Mais nous avons mené aussi nos propres enquêtes depuis deux ans et c'est surtout les profils similaires des postulants et l'étrange concomitance de leurs courriers électroniques, en provenance de différents endroits de la région, qui nous ont vraiment mis sur nos gardes.


Pensez-vous que des islamistes radicaux ont déjà réussi à rejoindre véritablement les rangs de la franc-maçonnerie à Lyon ? Comme nous sommes ouverts à tous, sans distinction de sexe, de religion ou encore de couleur de peau, les risques sont forcé- ment grands. C'est ça aussi les grandes valeurs de la franc-maçonnerie : réfléchir à notre société républicaine dans sa globalité. On a toujours été confronté à des tentatives d'entrisme de la part de l'extrême- droite. En général, c'est assez simple de s'en apercevoir. Quand un « frère » a sa carte au FN, il n'y a pas de doute sur son appartenance politique. Mais la carte de l'Islam radical, quelle est-elle ? Donc, oui, il est tout à fait possible que ces gens-là aient réussi à entrer chez nous sans qu'on ne s'en soit malheureusement aperçu.
 
Article d'Antoine Comte paru le 30/09/2015


Source : "http://www.jlturbet.net/2015/10/lyon-le-grand-orient-de-france-infiltre-par-des-islamistes-radicaux.html

Tags : franc-maçonnerie - loges lyonnaises islam - Quand on veut déstabiliser une société on s'attaque à ses symboles - mieux qu'un avertissement venant d'une soi-disante autorité inexistante et pathétique l'information

Un jour ou l'autre.... 28/03/2012

Un jour ou l'autre....
Ceci est le résumé de votre existence, c'est vous, c'est nous.
Pourtant nous le nions de toutes nos forces, quitte à s'abrutir de plaisirs et de jouissances un peu plus chaque jour, mais un jour ou l'autre...La lutte est donc vaine de vouloir dominer, diriger, devenir plus riche, comploter et diffamer...La paix n'est pas au bout de tout cela.
Nous sommes rattrapés, un jour ou l'autre le bonheur, le malheur, il, elle, vous tombe dessus. Le monde vous oublie jamais. 
Un jour ou .....l'autre se décide  à publier sur ce qu'il sait et le partage sur la toile, entrouvrant légèrement sa porte sur son univers.
Un jour ou l'autre....
Un jour ¼dipe décida lui aussi d'affronter le Sphinx qui lui donna à résoudre l'énigme suivante : "Quel être, pourvu d'une seule voix, a d'abord quatre jambes, puis deux jambes, et finalement trois jambes"
Sans hésiter ¼dipe répondit : "L'homme, car dans sa prime enfance il se traîne sur ses pieds et ses mains, à l'âge adulte il se tient debout sur ces jambes, et dans sa vieillesse, il s'aide d'un bâton pour marcher." Se voyant joué, le Sphinx se précipita du haut de son rocher et se tua comme l'oracle l'avait prédit. Toutefois selon d'autres versions ¼dipe l'aurait tué à l'aide de son épée.
http://mythologica.fr/grec/sphinx.htm#sthash.ZePhXc8O.dpuf
 
Allez, montre-toi, viens, que la fête commence !
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 

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Amma raconte une histoire…Agir ou Accepter 25/09/2015

Mata Amritanandamayi raconte une histoire...
 
Un roi complètement chauve avait le désir profond d'avoir la tête couverte de cheveux noirs et épais. Il était si sensible au sujet de sa calvitie qu'il portait toujours un turban. Il tenta plusieurs types de médicaments et de traitements, mais aucun ne fut efficace. Triste et désespéré, il finit par convoquer le médecin le plus renommé et le plus éminent du pays et lui ordonna d'inventer un médicament pour faire pousser les cheveux. «Si tu échoues, menaça le roi, tu seras décapité».
Devant un tel ordre émanant du roi, le médecin fut plongé dans un grand dilemme. Bien qu'il sache qu'il n'existait aucun médicament contre la calvitie, il ne pouvait le dire au roi. S'il le disait, ce serait la fin de sa vie. Le médecin décida donc d'aborder le problème de manière diplomatique, espérant qu'il pourrait d'une manière ou d'une autre sauver sa vie. S'inclinant très bas et avec humilité devant le roi, il répondit «Votre Altesse, je considère comme un très grand privilège de préparer ce médicament pour vous.
Je suis honoré. Mais, Sire, soyez assez bon pour m'accorder deux semaines afin de mettre au point ce médicament très rare». Comme ce délai ne lui semblait pas trop long, le roi donna son accord.
Deux semaines plus tard, le médecin se présenta avec le médicament spécialement préparé. Quand il se trouva dans les appartements privés du roi, il l'offrit au roi. Le roi fut très content. Il se dit que son rêve d'avoir la tête couverte de cheveux noirs et épais était finalement en train de se réaliser. Le médecin se racla la gorge et dit: «Sire, cette huile est très précieuse et très rare. Je l'ai spécialement préparée pour votre Altesse. Je suis sûr qu'elle produira son effet dans un délai très court, mais...». Le médecin s'arrêta, hésitant. La curiosité éveillée, le roi bondit de son siège et demanda: «Mais... quoi? Parle!». Le médecin continua: «Rien, rien de grave. Il s'agit d'un problème mineur. Quand vous appliquerez cette huile sur votre tête, ne pensez pas aux rats, c'est tout. C'est tout, il n'y a rien d'autre à faire et tout ira bien».
Le roi se rassit et se détendit. Il pensait: «Ce n'est rien. Ne pas penser aux rats en appliquant l'huile...». Il renvoya le médecin après lui avoir donné la récompense promise.
Le jour suivant, le roi se leva tout content tôt le matin et il sortit l'huile du placard avec respect. Après avoir chanté une prière, il en versa un peu dans sa paume droite et allait l'appliquer sur son crâne. Mais que se passa-t-il dans sa tête? Il vit brusquement des rats, des rats énormes se déplaçant dans une longue procession!
Le roi resta sous le choc et remis l'huile dans la bouteille. Cependant, il n'était pas prêt à abandonner si facilement. Il essaya et réessaya à différents moments de la journée, hors du palais, dans le jardin, mais à chaque fois, le nombre de rats augmentait. Il s'énerva tellement qu'il finit par jeter la bouteille d'huile par la fenêtre.
Mes enfants, c'est la nature du mental. La première chose qui nous vient à l'esprit, c'est toujours celle à quoi nous ne voulons pas penser. L'incident, l'objet ou l'idée que nous voulons oublier nous suivra et nous hantera toujours, où que nous allions, à n'importe quelle heure et quoi que nous fassions pour oublier.
S'attarder sur ce que nous voulons oublier en rend la mémoire plus vive, alors concentrez vos pensées sur des choses positives, pas sur la situation que vous voulez changer mais sur comment vous voudriez que cela soit, comment cela devrait être. La salinité de l'eau salée s'amenuise à mesure que vous y ajoutez de l'eau sucrée. Laissez les pensées positives chasser les pensées indésirables.
Source: Mata Amritanandamayi dit « Amma »


http://www.gadlu.info/amma-raconte-une-histoire-agir-ou-accepter.html

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Se libérer 23/09/2015

D'abord il lui faut cesser d'être ce qui l'est dans la vie de tout les jours, y renoncer, celui qui est présent ici et maintenant, pour renaître. L'être et toutes ses erreurs depuis sa naissance avec ses vues erronées, son attachement et ses peurs stupides. il a commencé à mourir dès qu'il a voulu ne plus être enfermé, sortir du cycle, dès qu'il s'est aperçu qu'un autre vision est possible. Cet état de fait d'ignorance doit cesser pour l'éveil. Activé le mécanisme qui est au fond de soi. Faut-il faire mourir son ignorance que nous avons au fond de soi ou l'abandonner sans un regard en arrière ? Alors on commence à comprendre les folies de ce monde, ses errements, pourquoi il nous fait souffrir et nous rend esclave inconsciemment et aussi que ce qui va venir juste entraperçu jusqu'ici se passe de mot pour définir, nommer, expliquer....
 
Sinon prenez le temps d'observer autour de vous, immobile, que fait le papillon ?
 
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 

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Vous êtes plus libres que vous ne le pensez 15/09/2015

LE MOINE, LE PONT ET LA RIVIÈRE
Le moine marche sur le pont, la rivière coule sous le pont;
Le moine ne marche pas sur le pont, la rivière ne coule pas sous le pont.
"Le moine marche sur le pont.
- Oui.
- L'eau coule sous le pont.
- Oui.
- Le moine ne marche pas sur le pont.
- Non.
- La rivière ne coule pas sous le pont.
- Non."
Si je dis que le moine marche sur le pont : il marche dessus, et si je dis qu'il ne marche pas sur le pont : il ne marche pas dessus. Il en va de même pour l'eau qui coule sous le pont. Quand je dis qu'elle coule, elle coule, et quand je dis qu'elle ne coule pas, elle ne coule pas. Je n'ai pas à unir une phrase avec l'autre. Ce sont des situations complètement différentes . Quand on me propose deux phrases l'une derrière l'autre, je ne dois pas les lier pour en tirer une conclusion.
Qui a dit qu'il fallait le faire ? C'est notre pensée. C'est elle qui veut un résultat là où ce n'est pas nécessaire. 
Extrait de "Le doigt et la lune" d'Alexandro Jodorowsky


Source : "https://www.facebook.com/419247644826834/photos/a.421146731303592.100168.419247644826834/537209566363974/?type=1"

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Dormez, braves gens..........? 08/09/2015

Il semblerait que le fait d'avoir bonne conscience facilite le sommeil, y a t'il autre chose que le sommeil, non il y a la vie de tout les jours, se sentir bien dans sa peau, oui se regarder dans une glace. Mais le sommeil est important. Alors je sais pas, juste avant d'aller au lit on peut voir la réalité à sa façon, la modifier, la nier, la diffamer et hop au lit sous les draps et voila l'impression d'avoir agi pour le bien de l'humanité......Quoi ? Ah oui, c'est salaud bien sur. Oui, encore plus quand on le partage le plus possible....Enfin le "on", en fait, cela vient de je ne sais où ...Parait même que ça arriverait par hasard, il fait bien les choses ou vive la discrétion ? lol. De quoi je parlais déjà ? Du sommeil et de la réalité. C'est aisé de repousser la réalité, on peut la nier, mais combien de temps ?

Soit on dort sur ses deux oreilles avec l'illusion trompeuse d'avoir l'âme sauvée et apaisée après avoir diffamé et/ou nié la réalité, OU on dort très mal, avec le souci de comment agir et sauver demain, l'avenir sans le nier, ni l'insulter. Et vous comment dormez-vous ?
 
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 
 

Tags : Dormez braves gens - Abbé Pierre - conscience - aide - Et vous comment dormez-vous - négation - je fuis - tu fuis - humanité - l'Homme du Mensonge - Sois avec les gens de telle manière que lorsque tu meurs ils pleurent ton absence et lorsque tu vis ils aiment ta présence (Ali Ibn Abi Talib) - quelle honte les innocentes victimes sont diffamés même dans la mort - "Je préfère un futur imprévisible à un futur imposteur" de Maurice Schumann - Je veux croire en ce monde - sociabilité - le mot humanité va t'il devenir un mot odieux

Ce que tu cherches est à tes pieds... 10/08/2015

L'½il de l'éléphant

L'éléphant traverse un fleuve, raconte cette histoire venue du Cameroun. Tout à coup l'un de ses yeux se détache et tombe au fond de l'eau
Affolé, l'éléphant se met à le chercher de tous les côtés, mais en vain. L'oeil paraît bel et bien perdu. Pendant qu'il s'agite au milieu du fleuve, tout autour de lui les animaux aquatiques, les poissons, les grenouilles, mais aussi les oiseaux et les gazelles restés sur la berge, tous lui crient :
“Calme toi ! du calme, ô éléphant calme toi ! Calme toi !” Mais l'éléphant ne les entend pas et il continue à chercher, sans trouver son oeil.
“Du calme ! crient les autres. Du calme !” Il finit par les entendre, il s'immobilise et il les regarde. Alors, l'eau de la rivière entraîne doucement la vase et la boue qu'il soulevait en pataugeant.
Entre ses pattes, en regardant, il aperçoit son oeil dans l'eau redevenue claire.
Il le reprend et le remet en place.
Cette histoire est tirée du livre de Jean-Claude Carrière “Le cercle des menteurs” 
Edition Pocket - ISBN 2-266-08787-8

Source : http://www.buddhachannel.tv/portail/spip.php?article3440&lang=fr


Assez des gesticulations, colères, haines, agitations, tribulations, jalousies, anti cela hypocritement au grand jour etc....Ce que voulez véritablement si votre but est honnête est là. Assis en paix, introspection et médiation, vous le saurez.
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog

Tags : L’½il de l'éléphant - paix - méditation - le cercle des menteurs - Jean-Claude Carrière