Réincarnation 20

Dans une autre vie, nous avons été : Aguirre la colère de dieu

Film allemand de Werner Herzog sorti en 1972. Synopsis : Au xvie siècle, une expédition espagnole mandatée par Pizarro part à la recherche de l'Eldorado sous les ordres de Pedro de Ursúa. Lope de Aguirre, l'un de ses lieutenants, illuminé et mégalomane, s'oppose à son autorité. Ses actions pour saboter l'expédition se multiplient. Lorsqu'Ursúa ordonne un arrêt des recherches, Aguirre lance une mutinerie contre lui et impose le "sacre" d'un noble du groupe, Fernando de Guzmán, comme "empereur d'Eldorado". Il fait exécuter les partisans de l'ancien chef, à l'exception d'Ursúa lui-même qui est épargné par Guzmán. Les hommes restants, sous les ordres d'Aguirre et Guzmán, embarquent à bord d'un radeau et descendent le fleuve dans l'espoir de trouver la cité d'or.
 
 Ce film illustre l'épopée d'une troupe de soldats à la recherche de la fortune, perdus et désorientés en pleine jungle sud-américaine. Un voyage au bout de la folie, de l'absurde. Le début du film les montre avançant péniblement dans un environnement hostile, tout en ayant à assurer le confort (relatif !) et la sécurité de deux femmes voyageant avec eux.
Que font elles là ? Herzog les a mis dans cette situation pour faire passer l'absurde des rêves de ces hommes. On comprend tout de suite que ce milieu et les conditions ne sont pas faites pour ces deux femmes et ainsi qu'une charge pour la troupe qui avance déjà bien péniblement, harcelé et entouré d'indiens hostiles défendant leur territoire.
L'absurde et la folie sont présent tout le long du film, Pedro de Ursúa puis Aguirre dirigent leurs soldats en étant persuadés de l'existence de l'eldorado, une chimère, persuadés sans preuve réelle de cette cité recouverte d'or dont Aguirre  est convaincu qu'il s'empara facilement avec ses quelque soldats (épuisés...)
Un autre exemple de l'absurde est le passage du sacre de Fernando de Guzmán comme empereur d'eldorado, d'un territoire qu'ils n'on jamais vu, et destituant au passage le roi d'Espagne ..(rien que ça, le roi a beaucoup tremblé...) Aguirre, menant les hommes, devient au fil des minutes le personnage principal, on se pose la question à ce moment de pourquoi ne s'est il pas proclamé empereur ? Curieux non? 
Il y a deux raisons à cela, si l'expédition se passe mal, ce ne sera pas à lui à rendre des comptes à ces hommes mais à l"empereur de l'eldorado" qui aura surement pris de mauvaises décisions.....Pratique.
L'autre raison est que Aguirre se prend pour autre chose : il est la colère de dieu, en clair, il exprime la volonté divine, dans les anciens régimes, les monarques européens tenait leur trônes de "droit divin" Je pense que c'est ce qu'à voulu exprimer Herzog, l'envoyé de dieu décide de qui doit être couronné, et se place à la droite du trône du nouvel empereur...
 
Aguirre va par la suite s'enfoncer de plus en plus dans sa folie, prenant comme modèle pour ses hommes l'histoire de Cortès. Qui est Cortès ? Hernán Cortés fut un conquistador espagnol célèbre qui s'est emparé de l'Empire aztèque pour le compte de Charles Quint au 16e siècles. Un aventurier désobéissant à la couronne dont l'épopée à travers le Mexique fut constamment au bord du désastre et de l'abîme et qui réussit miraculeusement à s'en sortir. Aguirre veut être le nouveau "Cortès"
A la fin du film, sur le radeau, perdu et avec seulement deux seuls survivants il délire et parle de conquérir à lui tout seul Trinitad, le Mexique de Cortès, d'épouser sa fille (qui vient tout juste de mourir touché par une flèche...) et dit être la colère de dieu.  "Qui d'autre est avec moi?"
 
 "Qui d'autre est avec moi?" Le personnage d'Aguirre mène tout ceux qui le suivent à la mort, il n'a que faire d'eux, Il, lui est plus important, car d'inspiration divine. Aguirre ressemble fort à un gourou ayant eu une vision divine à la tête d'un groupe de fidèle (une secte) partageant son rêve et sourds au bon sens et à la raison. Il faut se méfier de ces personnes prêtes à vous entraîner, à vous dresser contre tous et à vous faire sombrer dans leur folie et leur chimères... 
Aguirre et celui qui joue le rôle (l'acteur) est vraiment inquiétant, fou et malade, mais le film lui reste fascinant.
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.  

Tags : Aguirre la colère de dieu - Werner Herzog - réincarnation - Klaus Kinski - Hernán Cortés - conquistador espagnol

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Comments :

  • Descartes-a-jouer

    02/02/2013

    Pareil pou le Bon vieux Gérald Ford qui a été Président sans être élu... Mais entre être maladroit et con il y a une grosse difference. Tout le monde dit qu'il est comme ça parce qu'il est dys. Je suis dys j'écris des articles dans des journaux, et je ne m'étouffe pas comme un crétin. Alors que Carter on le surnomme "le meilleur ex-président des Etats-Unis" les gens l'aime bien...

  • dayofdoom

    02/02/2013

    Descartes-a-jouer wrote: "Euh un mec qui ne sait pas ouvrir une porte qui tient un livre à l'envers, qui dis à tout le monde que son livre préferé est the very hungry caterpillar (un livre pour enfant paru en 69) alors qu'il est né en 46, et enfin un type qui manque de se tur avec un bretzel ou "pretzel" comme disent les Américains ne peut pas diriger un pays."

    je suis d'accord, je ne le défend pas ! j'ai vu "being w" et j'ai compris une chose : outre le fait qu'il y a un parti et une grosse machine derrière lui, ce type est un rigolo. ou c'est l'image que l'on veut en donner.
    en lisant un livre à propos de ma maison blanche, j'ai appris que Carter (il me semble) chutait sans arrêt semble t'il.........et que c'était un grand maladroit.

  • Descartes-a-jouer

    02/02/2013

    Euh un mec qui ne sait pas ouvrir une porte qui tient un livre à l'envers, qui dis à tout le monde que son livre préferé est the very hungry caterpillar (un livre pour enfant paru en 69) alors qu'il est né en 46, et enfin un type qui manque de se tur avec un bretzel ou "pretzel" comme disent les Américains ne peut pas diriger un pays.

  • dayofdoom

    02/02/2013

    Descartes-a-jouer wrote: "La morale de l'hstoire c'est que Cheney prenait les décisions et que l'on accusait Bush puisqu'il était sous le feu des projos..."

    oui, peut-être, on ne saura jamais exactement.

  • Descartes-a-jouer

    02/02/2013

    La morale de l'hstoire c'est que Cheney prenait les décisions et que l'on accusait Bush puisqu'il était sous le feu des projos...

  • dayofdoom

    02/02/2013

    Descartes-a-jouer wrote: "Le rôle de l'Eminence grise est toujours plus confortable. Regardes Cheney et Bush, qui avait le pouvoir ? Cheney qui a failli se prendre une paire de chaussures en pleine tête ? Bush"

    je crains que la paire de chaussures en Irak n'était pas prévu :)....

  • Descartes-a-jouer

    02/02/2013

    Le rôle de l'Eminence grise est toujours plus confortable. Regardes Cheney et Bush, qui avait le pouvoir ? Cheney qui a failli se prendre une paire de chaussures en pleine tête ? Bush

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