Le Maître de justice, l'Homme du Mensonge et le Prêtre Impie

Le « Maître de Justice » est cité dans certains Manuscrits de la mer Morte retrouvés dans onze grottes situées à proximité des ruines de Qumrân où ils avaient été entreposés probablement pendant la Grande révolte juive, avant le contrôle de la région par l'armée romaine (68-70). Les manuscrits datent pour l'essentiel du IIe siècle av. J.-C. jusqu'au milieu du ier siècle ap. J.-C.. Quelques-uns, dont des textes bibliques, sont plus anciens et datent du IIIe siècle av. J.-C.1

Le « Maître de Justice » est une figure dominante du mouvement. Les références au Maître se trouvent dans quatre documents : le Document de Damas, le Pesher d'Habacuc , le Pesher des Psaumes et le Pesher de Michée. La quinzaine de mentions de ce personnage ne fournit que peu d'information. De plus, l'extraction d'éléments historiques à partir de ces textes est problématique. Ces textes ont été composés et recopiés sur une longue période. Les pesharim notamment prétendent rapporter des éléments historiques, mais il est difficile de les considérer comme objectifs ou fiables. Ils présentent la vision que les sectaires avaient de leur propre histoire et en particulier de la vie du Maître de Justice. Ils ne sont pas non plus complémentaires car les informations historiques rapportées peuvent dépendre les unes par les autres. Les Hodayot (« Hymnes d'actions de Grâce ») semblent décrire une expérience personnelle attribuable au Maître de Justice. Or le Document de Damas et les Hodayot sont généralement considérés comme antérieurs aux pesharim. Le personnage du Maître de Justice tel qu'il apparaît dans le Pesher d'Habacuc peut résulter d'une reconstruction de son histoire par les sectaires à partir des textes plus anciens. Dans ce cas, sa valeur historique resterait très limitée.
Les textes de Qumrân qui décrivent la vie de la secte (notamment les pesharim et le Document de Damas) ne mentionnent que rarement des noms propres. Des pseudonymes symboliques désignent le principal acteur de la communauté et leurs adversaires. Chez le « Maître de Justice » on reconnaît le fondateur ou le refondateur du groupe. Ses disciples croient que Dieu lui a révélé les secrets des prophéties bibliques. L'expression « Maître de Justice » est la traduction habituelle de l'hébreu מורה הצדק (moreh ha-tsedeq). Elle peut aussi se traduire par le « maître juste, » c'est-à-dire vrai ou légitime. Elle témoigne de l'autorité dont il dispose pour le groupe. Le qualificatif de « justice » signifie aussi probablement que la « Maître » est issu de la lignée de Sadoq dont le nom צדוק (ṣadoq) est formé sur la même racine. Il appartiendrait à la dynastie sacerdotale qui servait dans le Premier Temple de Jérusalem et dont les grands-prêtres légitimes étaient issus jusqu'à la crise qui a débouchée sur la révolte des Maccabées.
Source wikipedia

[...]Pour s'assurer qu'ils n'avaient pas été aveuglés par la perspective d'une découverte extraordinaire, Trever soumit de photos d'extraits du rouleau d'Isaïe au professeur Albright. Le deux jeunes savants, auxquels se joignit Millar Burrows dès son retour à Jérusalem, examinèrent les autres rouleaux et constatèrent que l'un d'eux, long d'environ un mètre soixante-dix et assez endommagé, contenait un commentaire du livre biblique d'Habacuc. Dans ce texte, les versets bibliques sont soustraits de leur contexte historique. Ils ne se réfèrent plus à des événements datant du prophète Habacuc, soit la fin du VIIe siècle avant notre ère, mais expliquent, pour qui sait les interpréter, le sens d'événements contemporains de l'auteur du commentaire; et permettent de prédire le futur. Ce commentaire, comme ceux d'autres livres prophétiques découverts ultérieurement, est souvent qualifié de Pésher. Le mot hébreu Pésher, qui revient constamment dans cet écrit, désigne l'explication du sens caché du texte telle qu'elle fut révélée à plusieurs prophètes inspirés. Le Commentaire d'Habacuc mentionne à plusieurs reprises des conquérants appelés Kittim ainsi que trois personnages mystérieux désignés sous le nom de « Maître de justice », « Prêtre impie» et « Homme de mensonge ». Le Prêtre impie, après des débuts honorables, abandonna Dieu et se conduisit de manière abominable. Il persécuta le Maitre de justice jusque dans son exil. Le Prêtre impie, par la suite, fut livré à ses ennemis qui l'humilièrent. L'Homme du mensonge trahit le Maître de justice. Les savants américains constatèrent que les deux rouleaux couleur crème n'étaient que les fragments d'un plus grand rouleau. Ce texte qu'ils appelèrent le Manuel de discipline est aujourd'hui connu sous le nom  de Règle de la communauté. Ils reconnurent immédiatement l'intérêt exceptionnel de ce document qui exposait les règles régissant l'organisation d'une communauté dont les membres, afin de pratiquer la loi véritable et se préparer pour l'eschaton, se sont séparés du monde des impies.
Source : Le Passé Révélé : Les Découvertes archéologiques récentes qui bouleversent notre vision du passé. de Pierre-Antoine Bernheim

On se croirait dans le monde actuel avec ces trois personnages non ? La condition humaine n'a pas d'âge, ni de siècles, ni de continent ni encore moins de religion ou de couleur de peau..Mais on l'oublie trop souvent ...à tort. On peut être potentiellement un de ses trois personnages, tout dépend du contexte. Il faut le reconnaître.
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

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Comments :

  • guerrier-de-lumiere

    20/03/2014

    c'est vrai on peut être l'un d'eux. Moi j'opte pour le maître de justice :-)

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