Pour ceux qui gémissent d'avoir la chance de vivre dans un pays laïque....

Où on suit un culte ou pas sans que l'administration de votre pays s'en mêle, vous approuve ou pas..Si ça peut faire réfléchir..Alors on peut toujours argumenter que c'est pour éviter que les conversions forcées....Possible, mais ceux qui on recours aux conversions forcées sur d'autres se mettent le doigt dans l'½il jusqu'au coude....Cela n'a aucune valeur et ce n'est pas ainsi qu'on "sauve le monde" ou que l'on convaincs....
En Birmanie, le pouvoir veut limiter les conversions religieuses
Le gouvernement a rédigé un projet de loi qui donne autorité à l'administration pour approuver ou refuser les conversions
Cette proposition émane d'un groupe de moines radicaux qui veut protéger le bouddhisme face à l'islam.
Thet Lwin a mal vécu sa conversion. Né dans une famille bouddhiste, il a décidé, de lui-même, de devenir musulman il y a quatre ans. « J'ai été rejeté, se souvient ce Birman âgé de 30 ans. Mes parents m'ont dit qu'ils cesseraient de me voir. Ils ont convaincu mes fréquentations de ne plus m'aider. Mes amis m'ont accusé d'être un païen. » Thet Lwin a mis quatre ans à se remettre de ce choc. Il a dû changer de quartier, se refaire des amis, chercher un nouvel emploi. « Mes proches n'ont pas pu accepter le fait que je me convertisse, car ils considèrent que la religion qu'ils pratiquent est la meilleure », analyse-t-il..
Thet Lwin ne soutient pas la proposition de loi, actuellement sur le bureau du président birman, destinée à limiter les conversions religieuses en Birmanie. « Toute personne majeure doit pouvoir prendre seule ses décisions concernant sa propre vie », argumente-t-il. Cette législation obligerait ceux qui veulent changer de religion à déposer une demande écrite et motivée auprès de l'administration locale. Les postulants seraient ensuite interrogés afin de déterminer s'ils agissent librement, ou sous la contrainte. Les autorités disposeraient ensuite de trois mois pour approuver ou rejeter la conversion. Tout candidat qui déposerait une demande « avec l'intention d'insulter ou de détruire une religion » serait passible d'une peine de deux années de prison.
« J'AI PEUR QUE LE BOUDDHISME DISPARAISSE »
Les moines à l'initiative de ce projet reconnaissent qu'il est avant tout destiné à empêcher les bouddhistes de quitter le bouddhisme theravada, la religion majoritaire en Birmanie (85 % des 53 millions d'habitants). « Il y a longtemps, l'islam a grignoté beaucoup de pays boud­dhis­tes comme l'Indonésie et la Malaisie, explique U Pa Mauk Hka, un moine influent du monastère Magwe dans le nord de Rangoun, la plus grande ville du pays. J'ai peur que le bouddhisme disparaisse. »
Ce moine est proche du mouvement bouddhiste radical 9-6-9 (1), fondé par le moine Ashin Wirathu, 46 ans, qui fut emprisonné neuf ans sous la junte militaire pour ses violentes diatribes islamophobes. Ce groupe prône le boycott des magasins musulmans. Il conseille aux commerçants bouddhistes d'apposer sur leur devanture des autocollants identifiant la religion du propriétaire afin d'inciter à y effectuer les achats. Ces affiches sont nombreuses à Rangoun. Depuis 2012, les conflits religieux sont devenus récurrents en Birmanie, attisés par ceux qui veulent fragiliser le gouvernement réformateur, aux affaires depuis 2011. De son côté, le pouvoir ne prend aucune mesure pour empêcher les extrémistes de propager des discours de haine. 9-6-9 se développe et ses violences ont causé la mort d'au moins 250 musulmans. En début de mois, son chef de file, U Wirathu, s'est rendu au Sri Lanka pour y signer un accord de coopération avec un groupe bouddhiste extrémiste local.
UN PROJET DE LOI « DANGEREUX »
D'après U Pa Mauk Hka, les femmes bouddhistes sont obligées de se convertir à l'islam lorsqu'elles se marient à un musulman. « Il faut ériger une barrière de protection pour notre peuple. En Birmanie, le bouddhisme est la religion principale. Il y a ceux qui accueillent et il y a les visiteurs », note-t-il, laissant entendre que les musulmans sont des étrangers qui n'ont pas à jouir des mêmes droits. « Si les femmes bouddhistes refusent de changer de religion quand elles se marient à un musulman, elles sont battues et torturées », affirme-t-il. Le religieux indique que les moines du monastère Insein Ywa Ma Pariyatti à Rangoun ont rassemblé les témoignages d'épouses converties de force. Sollicités, ces religieux ont précisé n'avoir aucun document attestant de ces faits. « Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de conversions forcées, précise Saw Ma Gay Gyi, responsable des relations publiques pour la Convention baptiste de Birmanie. Il y en a peut-être quelques-unes dans des régions reculées à cause de la pauvreté. » Pour ce pasteur, le projet de loi est « dangereux ». « Notre pays se tourne vers la
démocratie. Pourquoi perdre notre temps et créer plus de contentieux entre les différents groupes religieux ? » D'après lui, les responsables chrétiens, hindous, musulmans, mais aussi l'aile modérée du clergé bouddhiste, sont opposés au texte.
En juin, 81 organisations non gouvernementales ont condamné le projet de loi, affirmant qu'il est contraire à la liberté de religion garantie par la Déclaration universelle des droits de l'homme. Leurs militants ont reçu des menaces de mort anonymes. « La politique du gouvernement consiste à unir le pays sous une seule et unique identité : le bouddhisme, l'ethnie birmane et la langue birmane, explique Salai Zauk Ling, directeur des
programmes pour l'Organisation Chin de défense des droits de l'homme. Cette politique n'est pas nouvelle. Je ne pense pas que le pouvoir réussisse à assimiler de force les groupes religieux. Il ne créera que davantage de nationalisme en réponse. » Sur le site Internet du ministère des affaires religieuses figurent parmi ses objectifs « la purification, la perpétuation, la promotion et la propagation de la religion bouddhiste theravada. »
PROTÉGER L'ETHNIE ET LA RELIGION
Trois autres projets de loi regroupés sous la bannière « Protection de l'ethnie et de la religion » viendraient compléter celui sur les conversions : sur les mariages interreligieux, l'interdiction de la polygamie et la maîtrise de la croissance démographique. La députée Aung San Suu Kyi ne réagit guère à ces débats religieux et ethniques.
Mais cette fois, elle a exprimé son opposition au projet de loi sur les mariages. Il obligerait les femmes à demander l'autorisation de leurs parents pour s'unir à un homme d'une autre religion. « Pourquoi seulement les femmes ? a-t-elle remarqué. Cela ne fait pas partie (des valeurs) du bouddhisme. »
Rémy Favre, à Rangoun
(1) Chiffre qui fait référence à trois principes de base : les neuf attributs de Bouddha, les six attributs de son enseignement et les neuf attributs de la Sangha, la communauté monastique bouddhiste
Source : http://www.la-croix.com/Religion/Actualite/En-Birmanie-le-pouvoir-veut-limiter-les-conversions-religieuses-2014-10-27-1255227 

Tags : bouddhisme - laïcité - respect - non-violence - birmanie - islam - liberté - Ashin Wirathu - Birmanie - Rohingyas

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Comments :

  • dayofdoom

    31/10/2014

    Snowflake64 wrote: "Je vous souhaite une magnifique fin de semaine"

    merci, bonne fin de semaines également :)

  • Snowflake64

    31/10/2014

    Je vous souhaite une magnifique fin de semaine

  • Breizhrockeur56

    27/10/2014

    J'ai aussi découvert avec horreur, cet autre visage de l'islamphobie.

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