Ludwig Part V

Suite :
 
Ludwig n'est pas au bout de ses peines, il est scandalisé et pique une colère pour commencer lorsque il apprend l'existence d'un « cabinet noir » à son insu, qui organise des filatures et ouvre les correspondances de ces invités (en l'occurrence Wagner ! rien de tel pour exaspérer Ludwig) tout cela dans son dos. Ce qui est déjà révélateur du niveau de confiance et de l'opinion des ministres envers leur roi. En gros, ils agissent comme si Ludwig était encore un enfant insouciant des dangers dont il faut surveiller les fréquentations....C'est terrible et humiliant. Mais les ministres sont, on s'en doute, inquiets des sommes consacrées et dépensées à Wagner...Ne vous trompez pas, les agissements des ministres ne sont pas découverts par Ludwig, non, ils n'hésitent pas calmement à lui mettre tout sous les yeux, de lui rappeler son devoir de roi envers son état, l'importance de ses ministres et afin de créer un électrochoc, une prise de conscience de sa part. Evidemment, Ludwig défend son grand génie « Si Richard Wagner n'était pas un artiste, il serait peut-être un saint ... [] Et c'est un antidote envers le mal et la corruption dans notre société... » Il sait que l'artiste a des faiblesses oui mais son œuvre elle est beaucoup plus importante. Des faiblesses chez Wagner ? Eh bien celle concernant le curieux ménage à trois avec notamment Madame Van Bulow... Et le tout révélé au grand jour dans les lettres interceptées par la police et le cabinet noir posées sur son bureau...Ludwig a les preuves dans ses mains. Il tombe de haut et en est presque effondré...Encore une désillusion. Et comme si cela ne suffisait pas, Wagner et les Van Bulow lui demandent audience...Ludwig qui accuse le coup et presque au bord des larmes veut refuser, ne veut pas les affronter... Pauvre roi, naïf, fragile et faible...Ce qu'il a fait jusqu'ici est un échec. Bien que roi, il doit affronter le monde et ses désillusions les accepter et décider en conséquences. C'est loin à mon avis de l'idée qu'il se faisait de sa vie de roi. Mais il se reprend devant son ministre et décide d'accorder l'audience. M. Van Bulow outré qu'un journal Bavarois le diffame en affirmant dans un article que sa femme est la maîtresse de Richard Wagner a décidé de provoquer son rédacteur en duel....Ludwig tente de faire croire à Wagner et au Van Bulow qu'il savait tout depuis le début, qu'il est le plus malin dans cet affaire...Piètre tentative de sa part de faire la leçon à Wagner, de lui montrer à quel point il le déçoit alors que, il lui dit, il lui avait accordé toute sa confiance..Wagner lui aimerait que Ludwig rédige une « simple lettre » publié dans les journaux en faveur des époux Van Bulow. Chose que Ludwig commence par refuser, un duel serait plus courageux et noble...Légendaire comme Lohengrin ! Une pique de sa part cette référence à l'univers Wagnérien ? Wagner insiste un peu et Ludwig cède...Encore une preuve de faiblesse de sa part ? En tout cas, lorsque par la suite, Wagner reçoit l'ordre par écrit par un messager qu'il est congédié par sa majesté, il tombe de haut, comme son monocle...Ainsi il agit comme un roi renvoyant un de ses serviteurs pour son bon plaisir...Et le compositeur, son énorme chien et les Van Bulow quittent Munich. Les ministres de Ludwig ont gagné, Wagner est parti, il est censuré d'une certaine façon.
 
Oh je sors du récit juste un instant, à propos de censure : J'ai voulu lancer un débat sur un article, je me suis fait censurer. En censurant ainsi, vous savez ce que vous êtes. C'est stupide et malhonnête de votre part d'accuser les autres et ceux au dessus de vous d'être des fachos. Car vous oui, les masques tombent. N'oubliez jamais, la musique et donc la culture vous font et feront la nique. Voyez comme la nature est bien faite, il faut juste lire entre les lignes ici et là. 
 
Revenons à Ludwig, de la musique de Wagner et son aspect magique et sublime, on passe à la guerre et ses horreurs...Ludwig entraîne son royaume, la Bavière dans le conflit qui oppose l'Autriche à la Prusse de 1869 (et la victoire Prussienne de Sadowa). Pour Ludwig il va de soi qu'il se place du côté d'Elisabeth, et déjà il montre son opposition au régime Prussien et au futur empire Allemand qui s'annonce de Bismarck. Ce qui n'est pas surprenant, Ludwig n'a rien à voir avec le côté militaire et martial Prussien. C'est son jeune frère Otto qui est sur le terrain à sa place pour diriger les armées Bavaroises. Otto parait encore plus faible que Ludwig, Les deux frères parlent des horreurs de la guerre dans une chambre dans la demi-obscurité à contempler une animation lumineuse représentant le parcours de la lune dans l'espace, le tout avec une musique qui fait penser à une berceuse pour enfants....Les deux ont dans cette scène l'air d'enfants, contraint de jouer/participer à des jeux d'adultes dans un monde qui leur convient pas et dont ils ne peuvent pas s'échapper. Otto se plaint de migraines et d'insomnies, Ludwig bien que roi, subit cette guerre. 
 
A suivre...
 
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 

Tags : Sadowa - Ludwig ou le crépuscule des Dieux - Louis II de Baviere - Ludwig ou le Crépuscule des Dieux Film complet

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