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Mais où est le chaos ici ? 07/02/2013


En vérité, cet article devrait se nommer "Avertissement", c'est son but, bien qu'il y soit question de renoncement. Avertir oui mais qui et de quoi ? Qui ? Vous qui me lisez, au hasard ou pas, et de quoi ? De la tentation de faire comme moi, de vouloir trop chercher un sens à tout cela, s'engager spirituellement. "...Mais délivrez-nous du mal." Lorsque ce que nous connaissons actuellement: la vague djihadiste, etc sera passée et terminée, ce jeux de dupes, fuite et d'actes horribles inhumains, il sera alors temps de se pencher pour de vrai dans la spiritualité, de chercher à déterminer sereinement ce "pourquoi nous sommes là" en quelque sorte.
Je n'empêche personne à le faire, soyons précis, mais ce n'est pas la spiritualité qui vous choisit, ni vous qui la choisissez, ayez cela régulièrement en tête. Moi, je ne l'ais pas cherché à la base, serais-cela le fameux karma ? Il y a différentes étapes d'implications, prédispositions...Le "on ne naît pas "quelque chose" on le devient" ne marche pas dans ce cas dont je parle, ou c'est insuffisant. Les renoncements. Car il faut être bien conscient de ce que cela implique. C'est une rupture avec la société, le monde extérieur.
Si vous vous sentez mal à l'aise dans la vie de tout les jours, mal dans votre peau, que rien ne marche comme il faudrait normalement, pas seulement de temps en temps, le renoncement au monde extérieur et ses promesses sera plus facile que pour les autres. Les obscurantistes qui ont recruté perfidement de la chair à canon pour le Moyen-Orient l'ont réalisés et s'en sont servis. En fait, pas tout à fait, ce qui s'est passé, c'est qu'une partie a plus fui qu'autre chose ce monde, notre quotidien et toutes ces sollicitudes. Étaient-ils dans le cas dont je parlais (mal à l'aise dans la vie de tout les jours, mal dans votre peau etc )et combien ?Je veux dire, étaient-ils véritablement prêt spirituellement ? Très peu j'imagine, car leur masque tombe lorsqu'ils saisissent une arme pour tuer. Ce n'est pas la véritable spiritualité. Lorsqu'on y est pas préparé ou prédisposé, renoncer aux promesses de tout les jours peut devenir intolérable, inconcevable et aberrant, (Il faut que cela vienne de l'intérieur, la motivation pour une démarche spirituelle) et rapidement, une évidence: fuir ce renoncement, cette quête de spiritualité ou pour parler moderne, ce "no-life".Il faut préciser, je n'ai rien contre ceux qui mène leur vie quelle qu'elle soit, intégré parfaitement, épanouie niveau profession et familial. C'est que vous le méritez, cela devait vous arriver.
Mais si vous cherchez à me ressembler ou à me copier, ce sera l'échec, ou vous vous perdrez dans une fausse direction pensant réussir. Le passage de l'un à l'autre n'est pas facile. S'il est réalisable. Les soucis ou dangers dont je veux avertir peut être la déception, un rejet total de spiritualité due à la frustration.
Il faut vivre.

Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

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Heure de gloire et insatisfaction 24/09/2014

Si à l'heure actuelle nous connaissons le problème de départ de jeunes vers la Syrie et l'embrigadement sinistre qui s'en suit, c'est à cause de ce que notre société ne peut offrir: l'heure de gloire pour chacun, et pas le fameux quart d'heure de gloire, non justement, plus que cela, la soif de plus, beaucoup plus, insatisfaction, égocentrisme.....Ne pas oublier le goût de l'aventure, se réaliser soi-même grâce à l'aventure, il n'y a plus guère de terres à découvrir de nos jours, on n'est plus à l'époque des explorateurs où ceux qui insatisfait du monde moderne partait à la découverte de monde fabuleux, bien que la soif de l'or y tenait une bonne part, songez à Hernán Cortés et sa conquête du Mexique. Aujourd'hui il n'y a plus que le fond des océans et l'espace à conquérir, et le coût financier, les moyens techniques et l'immense difficultés freinent et empêchent ceux désireux d'explorer et qui piaffent d'impatience. L'humanité n'a plus presque plus rien à explorer, frustrant le goût de l'aventure chez certains. J'ai parlé d'insatisfaction au début, c'est plus un souci venant de l'être humain que de notre société de consommation, pas besoin de société capitaliste, l'homme actuel insatisfait la crée tout seul, changez de système économique, on reviendra à coup sur et assez vite au modèle capitaliste...Et on en est victime, victime de notre insatisfaction (scandales financier, soif de l'or, corruption, vols...etc) victime de notre égo et j'ai bien peur qu'il n'y ait pas assez de télé réalité pour calmer les ardeurs temporairement....Et on se pose la question de savoir pourquoi ces jeunes partent ? Notre société peut paraître froide et triste par moment, "the songs remains the same" toujours la même chose....on est perdu anonymement dans la foule et dans la masse, quelle difficulté pour quelqu'un sur facebook d'être dans ceux qui ont le plus de "like" et de visite...! On connait la même chose sur skyblog, désormais pour augmenter la visibilité il faut apparaître sur une vidéo youtube reliant ainsi et promouvant un blog et/ou une page facebook pour sortir du lot et éviter de rester un inconnu, au prix de quelques exagérations imbéciles, propos violents et inappropriés...
Je suis de temps en temps un écrivain ayant un blog qui passait de temps en temps à la télé, qui fut relativement célèbre mais qui l'est moins par la force des choses, plus le temps passe, plus il devient aigri, ses propos sur l'actualité montre une impatience et une frustration de cette "mise à l'écart", et cela joue sur son objectivité et il en devient d'une certaine façon "aveugle". Pour moi ce n'est pas la société qui faut changer, mais l'être humain, tant que l'on aura pas compris les ravages que peut faire l'égocentrisme, le manque d'ouverture d'esprit, le manque d'éducation, la non-réalisation contrainte et forcés de chacun (le conformisme ?) on connaîtra ce genre de situation. Je ne sais même pas si le Bouddhisme pourrait être la solution (conditionnel !) Le bouddhisme zen aide à prendre conscience de son égo et à agir en fonction, (mais hors de question d'obliger une société entière à y adhérer et à suivre cette voie de force, on peut pas imposer la lecture d'écrits Bouddhistes dans les écoles...) J'utilise le conditionnel car il y a l'exemple Ashin Wirathu en Birmanie....Qui aurait oublié les enseignements et où l'être humain et ses défauts auraient pris le dessus...Tiens en passant, il serait pas si dingue que ça que des "dissidents" se mettent au Bouddhisme, enfin, ait une "vision personnel" de cette philosophie quand ils comprendront le potentiel anti-pensée unique ( ce genre de chose) par rapport à la société actuelle...Pour le moment on en est à des blagues du style le Bouddhiste en "robe de chambre et claquettes" Jusqu'à quand ? lol
Une question demeure: comment faire en sorte que actuellement le plus possible de personnes se réalise soi-même ?
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. 

Tags : quart d'heure de gloire - insatisfaction - Syrie - aventure - L'humanité n'a plus presque plus rien à explorer - société de consommation - capitalisme - egocentrisme - télé réalité - rock star - Bouddhisme - attachement - Ashin Wirathu - On est tous des "vieillards en robe de chambre et claquettes" !

Que vis-tu ? 24/06/2014

« Le fait de souffrir n'est absolument pas une obligation pour s'ouvrir à la spiritualité, mais il est indéniable que cela conduit généralement à se poser des questions qui induisent des prises de conscience. En ce sens, la souffrance peut contribuer à l'évolution de l'âme ».
Mysticisme rosicrucien
 
La confiance en soi et la réussite sont une malédiction, bénis sois le doute ?
On est tenter de croire que d'avoir la réussite nous rend plus fort, plus serein... L'insatisfaction rôde....
Ce n'est pas le fait de croire en un dieu, de devenir croyant, c'est plutôt le fait de chercher, de s'interroger qui est important ici. Et vous aurez remarqué que la notion de souffrance est liée avec la religion, l'idée de souffrir pour mériter un statut de saint ou de martyr dans un autre monde. C'est malsain, il suffit de faire le lien avec l'actualité (terrorisme, kamikazes, etc.) Mon opinion est que l'on est héritier de ses actes, et je ne pense pas que souffrir dans ce monde me donnera un accès privilégié à quoi que ce soit à la fin. Seul les actes comptent, d'où un certain refus de souffrir davantage volontairement...Les intégristes religieux voulant toujours les extrêmes, gâchant la vie des autres, pouvons nous débattre de citations sans passer pour ce que l'on est pas ? Ce n'est pas un article pour faire de la promo à l'Ordre de la Rose-Croix, mais pour démontrer que le doute peut être une chance.
Pour en revenir à la souffrance de la citation (le doute principalement) le résultat est tellement plus beau,intéressant et moins consensuel. 
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

Tags : Que vis-tu ? - bouddhisme - Mysticisme rosicrucien - Maître de Justice - rose-croix - Ne cesse de sculpter ta propre statue - souffrance - La confiance en soi et la réussite sont une malédiction - bénis sois le doute ? - karma - on est héritier de ses actes - Ordre de la Rose-Croix - "Doit-on tout faire pour être heureux ?" - Ashes To Ashes - "Tu es né poussière tu retourneras poussière" Verset de la Genèse - Eternel Recommencement? - insatisfaction - vous aussi vous n’appréciez pas les gens qui ne doutent pas - Un jour ou l'autre

Le véritable professionnel (Par Lama Zopa Rinpoché) 14/05/2014

(extrait d'un enseignement de Kyapdjé Zopa Rinpoché intitulé :Comment être un vrai « pro » - Pourquoi nous avons besoin du Dharma)
 
Il ne suffit pas dans notre vie de nous contenter de savoir comment faire les choses extérieurement. Cela n'est pas suffisant dans notre vie, dans l'exercice de notre profession, quelle qu'elle soit – que l'on soit dans les affaires ou que l'on soit ingénieur, ou médecin, ou encore universitaire de profession, ou que l'on ait étudié au collège pour devenir un professionnel dans un domaine technique, ou suivi une formation de secrétaire, ou étudié le management pour pouvoir diriger une entreprise, ou encore que l'on ait étudié la comptabilité, toutes ces choses, que l'on ait appris le nettoyage, la cuisine, toutes ces myriades de choses que l'on peut apprendre à l'école ou au collège ou ailleurs.... Ce que l'on apprend, ce savoir-faire professionnel se situe seulement à l'extérieur, on acquiert des compétences au niveau extérieur. En bien, cela ne suffit pas. Ce n'est pas suffisant. Si vous aspirez vraiment au bonheur, si sincèrement vous cherchez la paix et le bonheur, le bonheur intérieur, ce n'est pas suffisant. Il vous faut devenir un professionnel dans votre for intérieur. Il vous faut devenir un professionnel du domaine intérieur, de l'esprit. Ainsi une personne peut avoir suivi tout le cursus, le collège, l'université, comment on fait ceci, comment on fait cela, comment on devient un homme ou une femme d'affaires etc., mais s'il lui manque le professionnalisme de la vie intérieure, alors ce qui lui fait défaut c'est de savoir dans son for intérieur comment vivre sa vie, comment faire les choses. C'est ce professionnalisme véritable qui lui manque. C'est-à-dire l'attitude positive, comment vivre sa vie avec un esprit paisible, heureux, sain, sans ignorance, sans colère, sans attachement et tout particulièrement avec la pensée de chérir les autres, le bon coeur suprême, la pensée de chérir autrui non souillée par la pensée d'auto-chérissement, l'esprit égoïste. Sans ce professionnalisme interne, cette qualification intérieure, sans cela, que se passe-t-il ? Vous pouvez réussir dans le monde extérieur, dans le monde des affaires ou autre, tout peut très bien marcher à ce niveau, mais votre esprit ne devient pas de plus en plus heureux, il ne devient pas de plus en plus paisible, de plus en plus satisfait, de plus en plus comblé ; rien de tout cela n'arrive. Il y a de plus en plus de problèmes, de plus en plus de mécontentement.

Par exemple, supposons que vous ayez réussi à vous forger une réputation dans le monde ; tout le monde vous connaît, les jeunes comme les vieux, tout le monde parle de vous ; vous avez travaillé très dur pendant des années, pendant des années vous avez surmonté de nombreuses difficultés, vous avez eu beaucoup d'ennuis et d'inquiétudes. Après tant d'années de dur labeur, bien que vous ayez atteint ce but de la réputation mondaine, bien que tout le monde vous connaisse, parle de vous et vous apprécie, dans votre coeur il y a beaucoup de soucis, beaucoup de craintes. Cette célébrité, il se peut que vous la perdiez ! A n'importe quel moment, il peut se passer quelque chose qui vous fasse perdre votre réputation, qui fasse que l'on parle de vous en mal, qu'une autre personne devienne plus importante, plus connue que vous. C'est la même chose avec la richesse, quelqu'un devient plus riche que vous, ou encore votre richesse, votre pouvoir diminuent. Vous êtes tellement inquiet, vous avez tellement peur que votre pouvoir ou votre richesse diminuent et que vous cessiez d'être plus important que les autres. Tant d'inquiétude, tant de peur... et votre esprit, votre coeur pleins de cela... toute cette souffrance, cette préoccupation mondaine... l'obsession de cette vie, des plaisirs, du confort, de la réputation de cette vie... être plus riche que les autres, avoir plus de pouvoir que les autres... Il en est ainsi.

J'ai un ami qui est très célèbre. D'autres amis m'ont rapporté que c'est cela qui le préoccupe dans son quotidien ; pourtant il a obtenu un grand succès, pourtant il a une grande notoriété dans le monde. Ainsi on peut avoir le professionnalisme extérieur, atteindre ce but, mais l'esprit, le coeur sont vides. Le coeur est vide, rempli de tristesse, de souffrances, de problèmes, d'une immense insatisfaction – la souffrance la plus importante – l'insatisfaction, vouloir toujours plus et mieux. Il n'y a pas de fin à cela. Et puis aussi les problèmes relationnels, et tant d'autres problèmes, par exemple le fait que les autres vous prennent ce que vous avez. Quand vous êtes riche, cela devient votre préoccupation, que les autres vous prennent ce que vous avez, de toutes sortes de façons, par le biais des impôts ou tout autre chose. Donc, si l'on n'a pas ce professionnalisme intérieur, celui de l'esprit sain, de l'esprit pur qui est le Dharma, le vrai Dharma, sans cela, peu importe à quel point on a développé le professionnalisme extérieur, les problèmes de la vie ne feront que croître encore et encore.
Au cours d'un voyage, je crois que c'était pour aller de l'Inde aux Etats-Unis, j'ai vu un film dans l'avion. Dans ce film qui se passait en Angleterre, on voyait un homme riche qui était propriétaire d'une immense bâtisse. En fait, cet homme avait commencé dans la vie en vendant des voitures, ce qui l'avait rendu très riche. Et donc il possédait tous ces biens. Mais son esprit était plein d'insatisfaction, totalement malheureux. Comme dans cette énorme maison il y avait quantité de chambres, il dormait une nuit dans une chambre, puis la nuit suivante dans une autre. Il chercha à trouver d'où venait son mal-être. Il se dit qu'avant il n'était pas si malheureux, que cela était arrivé depuis qu'il avait commencé son commerce de voitures, il pensa que tout venait de là ! Il demanda donc à l'un de ses gardes du corps de lui acheter une grande quantité de petites voitures jouets ; il les plaça dehors, les arrosa de kérosène et y mit le feu : il croyait que le commerce de voitures était à la racine de ses problèmes. Que son mal être venait de là. Je suppose que c'était là sa manière de mettre fin à la souffrance, quelque chose comme cela. Je crois qu'en plus il ne mangeait pratiquement rien mais buvait une soixantaine de bouteilles d'alcool, à cause de sa déprime. Tout cela parce qu'il était certes un bon professionnel extérieur mais il ne connaissait rien du professionnalisme interne, il ne savait pas vivre avec un esprit positif, un esprit sain, l'esprit du Dharma.

On peut avoir toutes ces compétences professionnelles - savoir comment faire ceci ou cela - acquises à l'école, au collège, à l'université ; mais n'avoir aucune notion de ce qu'est le professionnalisme intérieur, la compétence qui consiste à savoir comment vivre, quelle attitude mentale avoir dans tout ce que l'on fait, comment tout faire, les affaires, l'activité professionnelle, quoi que ce soit, avec une attitude pure, un esprit positif, la non ignorance, la non colère, le non attachement, particulièrement avec un esprit non égoïste. Car sans cela, sans cette connaissance intérieure de comment vivre sa vie, comment agir en tout, sans Dharma, si l'esprit qui s'engage dans toutes ces activités, toutes ses professions extérieures, est dénué de Dharma, alors une foule de problèmes accompagne toutes ces activités. Parce que, sans Dharma, qu'arrive-t-il ? La colère, l'ignorance, l'attachement, l'esprit égoïste. Pas étonnant que des problèmes surgissent ! Comment peut-on être heureux, d'un bonheur intérieur ? Juste dans cette vie-ci, ne parlons pas des vies prochaines, de renaître dans les royaumes inférieurs, il ne s'agit pas de cela. Juste dans la vie au jour le jour, dans cette vie-ci, comment peut-on être heureux ? Comment peut-on être satisfait ? Il n'y a aucun moyen d'obtenir ni satisfaction, ni bonheur. Ainsi, à cause de cette attitude que l'on a, de cette attitude qui se limite au professionnalisme extérieur, une foule de problèmes nous tombent dessus. Cette attitude entraîne à sa suite tous ces nombreux problèmes dans la vie. C'est bien clair, je crois. C'est bien cela que je dis. Même si l'on n'est pas bouddhiste, si l'on ne croit pas à la réincarnation, au karma, à toutes ces choses, de toutes façons c'est une évidence psychologique. On a besoin d'un esprit sain ; même si l'on ne récite pas de mantras, même si l'on ne fait pas de prosternations, ceci et cela, mais simplement parce que l'on aspire au bonheur, à la paix intérieure, on ne veut pas avoir de problèmes dans la vie. Personne ne veut avoir de problèmes dans sa vie ! Alors on a besoin de s'occuper de l'esprit, vous avez besoin de vous occuper de votre esprit. Votre esprit doit devenir Dharma, vous n'avez pas le choix. La question ne se pose même pas. Psychologiquement, votre esprit doit devenir Dharma, non ignorance, non colère, non attachement. Et ce qui est encore mieux bien sûr est même de ne pas avoir la pensée de se chérir soi-même et au contraire d'avoir celle d'être bénéfique aux autres, de chérir les autres.

Il y a de nombreuses personnes qui sont riches, célèbres, qui ont des amis, qui ont tout ... alors pourquoi ces personnes se suicident-elles ? Il y en a beaucoup qui se suicident parmi les gens célèbres, les gens du monde. La question n'est pas qu'ils n'ont rien à manger. La question n'est pas là du tout. Tous ces gens se suicident à cause de l'esprit insatisfait, à cause des problèmes de l'esprit insatisfait. Les problèmes viennent de l'esprit égoïste. L'ignorance, la colère, l'attachement – à cause de cela, les problèmes apparaissent, à cause de l'esprit qui n'est pas Dharma. Alors, les problèmes affluent, les gens ne savent plus quoi faire, comment s'en sortir. Alors, en une seconde, ils se suicident. Ils trouvent un pont très haut, comme celui de San Francisco, le Golden Gate Bridge, ou le pont de Sydney en Australie. Dans tous les pays, il y a des endroits comme ceux-là où les gens vont pour sauter dans le vide, où ils peuvent se tuer. A cause de l'esprit qui n'est pas Dharma, de l'esprit qui vit la vie, qui est engagé dans toutes ces activités, mais n'est pas Dharma, c'est la porte ouverte aux problèmes, aux problèmes sans nombre, aux situations qu'on ne sait plus comment gérer, aux tensions relationnelles, etc. Quand on ne sait plus comment régler les problèmes, ils nous submergent, et en une seconde, la pensée du suicide surgit. Cela ne dure pas plus d'une seconde. Personne ne vient vous tuer, il n'y a personne au monde qui cherche à vous tuer, vous vous tuez vous-même.
Donc, vous pouvez voir qu'il y a deux aspects dans la manière de vivre sa vie : le professionnalisme extérieur, et l'autre aspect, très important, ce qui est le plus important dans la manière de vivre sa vie : le Dharma. Vivre sa vie avec le Dharma, l'esprit qui devient Dharma.

Colophon :
Extrait d'un discours donné à Maitripa Institute, Portland, Oregon aux USA le 6 mai 2006. Transcrit par la vénérable Gyaltèn
Mindrol et arrangé par Claire Isitt en juillet 2006.
Traduction française : Vénérable Tènzin Ngueunga – mai 2007.
Source : buddhaline.net

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Traverse le désert 26/10/2013

Désert, mon ami, tu parais inutile, vide et mortel, sans intérêt. Or je sais moi pourquoi il faut te traverser. C'est perdu dans l'immensité dénué de tout et de tous que l'on saisit la véritable valeur de chaque chose, du ridicule de l'attachement et de la possession....Où on rit des personnes éternellement insatisfaites se battant désespérément pour obtenir davantage....
Jésus a passé quarante jours chez toi, avant de commencer sa mission il s'est isolé nulle part ailleurs, que la société de l'époque et ses tourments dans les régions fertiles ont du le surprendre par la suite... Il a voulu par la suite faire évoluer les choses dans le monde...
Vois-tu, cher désert, je saisis la raison pour laquelle des personnes vivent coupé du monde comme des moines, je vois ce qu'ils voient, je ressens ce qu'ils ressentent, une vue différente.
C'est à travers l'isolement et le dénuement que l'on appréhende le mieux la chance ou la bénédiction de t'avoir traversé, de t'avoir connu.
Aucune chance de regretter, de passer à côté d'une vie remplie de bonheur, dignité, de reconnaissance sociale,  sans parler des biens matériels !
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

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Dépendance 24/09/2013

Nous cherchons à parvenir à l'illumination, le bonheur en fait, qu'on l'avoue ou pas, quelque soit les croyances et les origines. Le souci de notre société est que l'on a le reflexe de chercher l'illumination par la satisfaction matérielle (biens de conso) la satisfaction technologique (lié aux bien de conso évidemment). On a ce souci d'avoir le reflexe d'aller chercher le bonheur, à se consoler, de se réfugier dans la consommation, la possession de bien matériels, aveuglément. Petit procès gentillet du monde capitaliste...
L'erreur est de rejeter la faute sur ce monde de surconso, de le traiter de tous les noms...Car pendant ce temps là, nous restons le même. Avons-nous compris l'idée qu'après nous allons refaire le schéma et retomber dans le panneau ?
Nous souffrons de notre insatisfaction, de notre soif de posséder, de l'attachement, nous mettons une valeur immense à des objets futiles et inanimés. Je crains que ce schéma (insatisfaction+désir de possession+attachement) soit précisément ce qui nous fait avancer chaque jour.
Juste une observation : Que ce soit les médias conventionnels, les gens de tout les jours, ils souffrent de leur attachement  à cette société et au schéma, ayant la frousse qu'il s'écroule. Ne vous leurrez pas ! Que ce soit aussi ceux qui sont à l'opposé, les médias alternatifs et autres partisans de révolutions etc, le schéma et cette société est leur raison d'être chaque jour, leur pain quotidien, parce qu'ils expriment chaque jour leur dépit, insatisfaction de constater que la société ne se plie pas, ne se comporte pas comme ils le souhaiteraient.
La solution pour son sortir est en nous.
Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog.

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